Recrutement externe ? Lettre de l’ANDAC N°7 - Juillet 2001

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La CNAMTS cf. le rapport élaboré en 2000 par un groupe d’AC, sous la conduite de Ch. Serrano, du Département "Gestion des Cadres Dirigeants" à la CNAMTS a préconisé, pour lutter contre la pénurie des candidatures aux postes d’Agent Comptable, " ... d’envisager la piste de recrutements extérieurs qui s’avèreront peut-être nécessaires si les actions envisagées ne portent pas leurs fruits".

Or à l’ANDAC, nous pensons que la situation d’inappétence actuelle n’est préoccupante que si l’on se contente d’une analyse "toutes choses égales par ailleurs", c’est à dire sans projeter dans l’avenir deux événements apparemment inéluctables, l’un d’ordre structurel, l’autre d’ordre conjoncturel.

En effet, à l’instar des démarches engagées dans les autres régimes que le régime général, et même si le sujet demeure tabou depuis la promulgation des ordonnances de 1996, il semble plus que probable, par-delà les initiatives de mutualisation (inscrites notamment dans le projet de branche de l’Assurance Maladie), que des regroupements d’organismes (fusions ? absorptions ?) s’opèreront à moyen terme, concrétisant clairement et règlementairement des tentatives isolées de concentration de fonctions (comptables notamment), non conformes aux textes en vigueur. Plusieurs arguments, déjà pris en compte dans les régimes frères militent en ce sens :

- complexité de la réglementation

- départ massif d’Agents de Direction difficiles à remplacer pour des raisons démographiques

- diminution du nombre de militants au sein des organisations professionnelles et syndicales, qui va aggraver la tendance démographique affectant également les administrateurs

- dualité entre management stratégique et management opérationnel

- nécessité de réduire les délais de réction pour améliorer la production

- vulnérabilité des entreprises à filiales

- impact des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) qui, à la fois, "exigent" des managers une réelle maîtrise de ces nouvelles technologies et autorisent une distanciation géographique entre le centre de décision et le ressort spatial de localisation des clients (ou du marché)

- et peut-être, voire surtout pour ces multiples raisons, l’élévation du coefficient de charges fixes.

Autrement dit, la réduction du nombre d’organismes apparaît de fait inévitable, quoiqu’on n’en parlât plus depuis les ordonnances de 1996.

Par ailleurs, pour remédier à la désaffection ponctuelle de vocations pour les postes d’Agent Comptable, il est envisagé, en partenariat avec l’UCANSS et le CNESSS, d’instituer une véritable formation diplômante de "Fondé de Pouvoir".

Celle-ci d’étendrait sur 1 an ou 1,5 an et serait dispensée à partir d’un bilan de compétences et d’aptitudes par une école de commerce sélectionnée, en binôme avec des professionnels comptables de l’Institution.

Après obtention du diplôme de fin d’études, le lauréat bénéficierait de conditions favorables pour son inscription sur la liste d’aptitude (faculté à négocier avec les autorités de tutelle).

Ce dispositif complèterait les autres mesures déjà évoquées dans ces pages concernant la réforme des études comptables du CNESSS (formation initiale, CESCAF) et l’instauration d’un module de mise à niveau de compétences et d’accompagnement personnalisé (tutorat) en vue de la prise de poste d’Agent Comptable.

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